L’histoire d’un miracle en marche

19 janvier 2009

Le 15 janvier dernier un certain Chesley Sullenberger, pilote de ligne de profession a réussi l’improbable exploit de faire amerrir un Airbus A320 de la compagnie américaine US Airways sur les eaux de l’Hudson en plein New York. Grâce à un sang froid digne des plus grands héros hollywoodiens il a contribué à sauver 155 vies humaines (150 passagers et 5 membres d’équipage).

Le 15 janvier a été marqué du sceau du prodige humain. Pourtant il s’en est fallu de peu …

Cinq minutes âpres son décollage de l’aéroport de New York La Guardia le vol numéro 1549 s’est accroché avec un escadron d’oies de Sibérie. Les volatiles ennemis pesant apparemment près de 4 kilos pièce ont mis hors service les deux réacteurs de l’avion. Chesley Sullenberger s’est retrouvé aux commandes d’un Airbus subitement transformé en planeur. Tout était rassemblé pour un scénario catastrophe comme il en arrive trop souvent dans le monde de l’aviation civile. Cependant la variable humaine a fait échouer l’équation.

Bien entendu si la chance n’avait pas décidé d’œuvrer en sa faveur, Chesley Sullenberger n’aurait sans doute pas pu éviter les buildings New-Yorkais comme il l’a fait. Il aurait probablement perdu une aile en heurtant l’appartement de Bernard Madoff. Mais il a réussi l’impossible : poser délicatement son colosse d’acier sur les eaux calmes de l’Hudson.

En fin de compte  Chesley Sullenberger a fait oublier l’instant d’une journée au  peuple étatsunien les malheurs de la crise économique. Plus encore il a rendu un grand service au nouveau président des Etats Unis d’Amérique, Barack Obama.

En effet un crash aérien meurtrier en plein New York, ville symbole des attentats du 11 septembre 2001, aurait éclipsé l’investiture d’Obama qui doit se tenir le 20 janvier à Washington. La fête prévue à cette occasion par une grande partie du peuple américain aurait été simplement balayée d’un revers de main par l’annonce d’une telle tragédie. Alors oui, Barack Obama peut remercier de tout son cœur Chesley Sullenberger.

Plus qu’un miracle, l’heureux dénouement du 15 janvier fait figure de signe annonciateur pour l’Amérique toute entière. L’espoir qu’incarne Obama ne saurait être brisé. Avec Barack Obama à la tête de la maison blanche les avions atterrissent sur l’eau sans faire aucune victime, juste des héros.

Et si l’incroyable scénario du 15 janvier n’était en réalité que le prélude du miracle que l’Amérique attend depuis des décennies?

Un miracle qui a un nom … Barack Obama !


L’instrumentalisation politique du conflit de Gaza

12 janvier 2009

A l’heure où notre belle nation est à nouveau confrontée à la haine qui s’est expatriée du Moyen Orient il me semble impératif de vous confier mes pensées sur le sujet brûlant de la guerre qui fait rage à Gaza.

Mon billet, aussi banal soit il constitue exclusivement ma stricte vision des choses. J’ai suivi ce conflit en consultant régulièrement la presse française comme étrangère. Nombre de journalistes parlent d’un conflit dramatique, catastrophique, inhumain. Ils ont sans l’ombre d’un doute raison. Mais qui oserait dire l’inverse ?

Mais selon moi ce qui mérite d’être dénoncé par dessus tout c’est l’instrumentalisation politique qui gravite autour de ce conflit.

Je m’explique :

Vivre sous l’angoisse quotidienne de voir ses proches, ses enfants, ses amis perdre la vie fauchés par une roquette n’est pas humainement acceptable.

Vivre dans la hantise permanente d’apprendre que son fils, sa fille a été tué alors qu’il se trouvait dans une école sous l’égide de l’ONU n’est pas humainement acceptable.

Tout peuple a le droit absolu et éternel de vivre en tranquillité comme le rappel l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’homme proclamée en 1948 :

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

La  population de Gaza est tout aussi victime du Hamas qu’elle est prisonnière du blocus Israélien. Les tirs de qassam  ne sont pas tolérables tout comme l’intervention armée de Tsahal est totalement disproportionnée.

Cependant quelles sont les véritables motivations des principaux protagonistes pour cette guerre qui a enlevé la vie a déjà beaucoup trop d’innocents?

Parlons en premier lieu des motivations du Hamas pour cette guerre.

Le Hamas a sans doute été aidé dans sa décision de ne pas reconduire la trêve et d’attaquer Israël par son plus fidèle allié : l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad. Dans la perspective d’une élection présidentielle en juin 2009 le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad ne pouvait pas espérer mieux. En effet la population est dans sa grande majorité lassée de voir ses conditions de vie se dégrader à cause d’un pouvoir continuellement sanctionné par la communauté internationale. L’élection présidentielle ne se présentant pas sous les meilleurs auspices une guerre meurtrière à Gaza constituait la solution miracle pour se sortir de ce mauvais pas. Faire en sorte que la population iranienne regarde ce qui se déroule à Gaza et qu’elle ne prête plus trop attention aux problèmes internes aux pays sont les ingrédients de la recette.

Israël n’était pas non plus dans l’optique de reconduire le cessez le feu.

Une guerre impliquant le gros des forces de l’armée de Tsahal avait l’avantage d’affaiblir le Hamas et de laver l’affront vécu au Liban quelques années plus tôt face au Hezbollah.

Une offensive dans la bande de Gaza soutenue massivement par la majeure partie d’une population sous le choc pour répondre aux tirs de roquettes du Hamas sur les villes du sud d’Israël faisait figure d’argument politique déterminant pour le gouvernement d’Ehoud Olmert dans la perspective des élections législatives anticipées début février.

De plus quel meilleur moyen qu’une attaque sanguinaire et disproportionnée contre le Hamas pour pousser l’ennemi juré iranien à la faute ?

En effet la stratégie israélienne concernant le dossier iranien est double ici.

Un support militaire affiché de l’Iran au groupe armé du Hamas constituerait la raison tant attendue par l’Etat hébreux pour bombarder les installations militaires iraniennes. En d’autres termes si l’Iran été amené à attaquer ouvertement les forces de Tsahal en guise de réponse à leur agression dans la bande de Gaza alors Israël serait en droit de mener des opérations militaires ciblées en Iran sans perdre la face sur la scène internationale. De plus une intervention armée des forces iraniennes   amènerait inéluctablement les Etats Unis à soutenir militairement leur allié Israélien contre Téhéran.

D’autre part si l’Iran se décidait à ne pas intervenir militairement contre l’Etat hébreux pour aider le Hamas à repousser l’ennemi juré hors de la bande de Gaza alors son aura diplomatique, son influence dans la région et sa sympathie auprès des peuples arabes en ressortiraient grandement affaiblis.

Les Etats Unis, quant à eux, sont les champions incontestés du double langage sur la question du conflit de Gaza. D’une part appelant tardivement à un cessez le feu dans la bande de Gaza, ils continuent de livrer d’importants stocks d’armes à l’armée israélienne(LeMonde.fr : Selon des documents du Military Sealift Command (MSC) de la marine américaine consultés par l’agence de presse Reuters, un navire marchand transportant 325 conteneurs standards de 20 pieds contenant des “munitions” doit effectuer deux trajets entre le port grec d’Astakos et le port israélien d’Ashdod entre la mi-janvier et la fin du mois). On peut dresser la même critique envers l’Egypte. Saluée par la communauté internationale pour ses efforts diplomatiques en faveur d’un cessez le feu rapide, elle est vivement pointée du doigt en ce qui concerne les tunnels de contrebande reliant son sol à la bande de Gaza où transiteraient la majeure partie des roquettes servant aux Hamas.

Les motivations de ce conflit se retrouvent donc légion. La « nouvelle guerre » qui touche la bande de Gaza n’est donc pas le fruit du hasard à la vue de ces différentes raisons. Nombre de pays profitent de ce conflit pour atteindre des fins personnelles.

Mais le plus consternant dans cette sinistre histoire c’est que la souffrance d’un peuple entier est instrumentalisée de toute part à des fins politiques. La bande de Gaza n’est pas un terrain de jeu diplomatique. L’obtention d’un cessez le feu immédiat est nécessaire bien entendu mais il ne saurait être qu’un premier pas vers un véritable processus de paix encadré par l’ONU.


Malavan vous salue

11 janvier 2009

L’acte 2008 a murmuré ses derniers mots. Le rideau tombe sur la scène glaciale. Le public est stupéfait. L’an 8 âpres le nouveau millénaire se conclut sur une sinistre note, comme d’habitude vous me direz.

La crise financière a frappé très durement le monde occidental. Les bourses mondiales ont chuté de façon astronomique. Le déclin annoncé des fonds d’investissements et des produits financiers trop compliqués pour le commun des mortels s’est produit. L’emploi a été décimé. La pauvreté s’est accentuée. La rue accueille de nouveaux invités forcés chaque jour. Les armes sanguinaires et barbares ont à nouveau parlé. Les populations civiles ont comme toujours pleuré. Bombay s’est retrouvé plongé dans le sang et les larmes, victime de la folie meurtrière d’un groupe de terroristes pakistanais. L’Irak et l’Afghanistan ont subi les foudres d’une occupation aussi bien nécessaire que dramatique. Mais trêve de sanglots regrettables, 2008 a aussi été illuminée par quelques instant féériques.

Des hommes et des femmes ont gouté à nouveau à la liberté âpres des années cauchemardesques de détention. Les Jeux Olympiques ont brillé de mille feux honorant la nation hôte du plus grand nombre de médailles d’or. Le monde politique s’est éclairci d’un nouvel homme suscitant l’espoir un peu partout sur la planète.

Il y aurait beaucoup d’autres choses à raconter concernant le décevant cru 2008 du millésime terrestre. Mais ces quelques mots me viennent à l’esprit : le monde va mal, l’Homme souffre et l’espoir s’estompe.

Cependant une lueur se dessine dans la nuit. Malavan s’est enfin décidé à prendre sa plume pour commenter l’actualité de la nouvelle année. Modeste qu’il est, votre humble serviteur Malou vous livrera ses commentaires sur l’actualité en 2009 sans arrières pensées. Il n’est pas un journaliste avisé loin de là. Il n’est qu’un étudiant comme tant d’autres, un individu comme vous, un simple citoyen qui a sa propre vision de l’actualité et du monde.

En d’autres termes je n’ai pas d’autre volonté que de vous livrer ma vision des choses, ma compréhension des faits qui vont marquer l’année qui vient de débuter. J’implore votre indulgence en ce qui concerne mes futurs écrits. Ils ne sauraient être parfaits, cohérents voire constructifs pour certains d’entre vous. Mais nouvelle année oblige, ma principale résolution sera la mise à jour aussi souvent que le temps me le permettra de ce blog critique sur l’actualité 2009.

Avant de terminer cet écrit introductif j’aimerai vous transmettre les vœux pour la nouvelle année que m’a formulé un ami récemment :

« Bonne et heureuse année 2009 à tous et à toutes et n’oubliez surtout pas une chose primordiale : visez toujours à réaliser vos rêves. »

Pour ma part j’en ai un et pas des moindre : aller un jour sur la lune en tant que simple individu libre et heureux et puis de toute façon si je manque la lune lors mon voyage, qu’importe … je serais quand même libre et heureux … d’atterrir dans les étoiles.